ADEME - Chambre d’agriculture de région Nord pas de Calais – Syndicat mixte du Pays de Cambrésis
Syndicat mixte du Pays du Cambrésis
Un technicien formé à l’utilisation de l’outil et du logiciel.
Une personne coordinatrice sur le Syndicat mixte du pays du Cambrésis.
TechniquesOutil et logiciel de calcul et de simulation
Partenaires de l'action TechniquesADEME – Chambre d’agriculture de région Nord Pas de Calais – Syndicat mixte du pays de Cambrésis
FinanciersFinancé par l’ADEME / Temps de travail (autofinancement)
Clim’Agri® est une nouvelle méthodologie de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre issues de l’agriculture et de la sylviculture sur un territoire de projet.
Le pays de Cambrésis a donc utilisé cet outil qui s’adapte à l’échelle du pays. Cet outil doit permettre :
Les calculs sont réalisés à partir de données d’entrées globales telles que les surfaces de production, les cheptels d’animaux, des paramètres de production.
L’analyse distingue deux étapes :
Cette démarche s’inscrit en complémentarité avec l’outil planète.
12 territoires ont été sélectionnés en France pour tester cette nouvelle méthodologie. Un territoire sélectionné dans le Région Nord Pas de Calais : le syndicat mixte du Pays du Cambrésis
Différents domaines sont abordés : les différentes cultures, les prairies, la forêt, la production animale et végétale. L’outil doit permettre de préciser quel facteur génère les émissions de GES, à chaque étape au niveau de l’exploitation.
L’outil permet d’établir un profil énergétique du territoire : bilan complet énergie et des GES. Ce dernier permet d’identifier les priorités et de tester les scenarios : par exemple en agissant sur tel ou tel poste, les économies d’énergie qui peuvent être réalisées.
Les étapes :
Il s’agit de mener la concertation entre les acteurs (élus, représentant agricole…). Ces acteurs auront à jouer un rôle dans le projet aussi bien en amont de l’étude, qu’en aval. Ils favoriseront la mise en œuvre concrète, les changements de pratiques et la pérennité du projet.
Les partenaires sont réunis autour d’un comité de pilotage. Ce comité aura une approche globale quant à la collecte de données, l’interprétation des résultats et la mise en place d’un plan d’actions.
Ces partenaires sont entre autres :
L’important était de réunir différents acteurs qui disposent chacun de leviers d’action. Cela a permis d’établir des stratégies permettant de faire évoluer les pratiques agricoles.
Composition du comité de pilotage :
Ce recueil d’information constitue une des parties les plus importantes de la démarche.
Plus il y a de données (croisement), plus les résultats sont bons et reflètent la réalité du territoire. Par exemple pour les informations relatives au cheptel, plusieurs types de données ont été recherchées : Kg de viandes produites par espèce, litres de lait produit, quantité d’aliments pour les animaux. Ces données précises ont été recueillies auprès des groupes de développement locaux. Les taux de boisements et le linéaire de haies sont issus de l’étude « Schéma Trame verte et bleue ».
Après, les données sont entrées dans l’outil (tableur), où les références énergétiques sont renseignées. Ce qui permet de calculer par culture les équivalents énergétiques.
Les données recherchées sont :
Les sources existantes :
Les calculs permettent d’obtenir un bilan azoté (tient compte de ce qui se passe dans le sol), de connaître les consommations d’énergie directes et indirectes en GJ (Giga Joule) ou en Tep (Tonne équivalent pétrole), les émissions des sols par rapport aux systèmes de production, etc.
Résultat et analyse / simulation de scénariosL’outil permet d'identifier et de capitaliser des pistes d'action à différents niveaux :
Restitution des propositions d’action / pistes de travail :
Suite aux resultats, un groupe de travail réunissant des agriculteurs s’est formé pour étudier des pistes d’action qui pourraient être engagées pour diminuer les GES et les consommations, en lien avec le Plan climat énergie territorial. Ces pistes d’action sont sans impact pour les activités agricoles.
Ces pistes doivent être réalistes, intéressantes, et pas en contradiction avec les objectifs de productivité et rentabilité de l’exploitation. L’objectif de diminuer les émissions de GES peut permettre d’envisager des voies d’amélioration.
A partir des pistes d’action proposées, des simulations ont été réalisées.
Simulations de différentes hypothèses sur la réduction des consommations d’énergie et les émissions de GES :
1- Actions sur la consommation d’énergie directe : aux champs
Propositions d’hypothèses pour réaliser des économies sur le poste fuel.
Les critères retenus pour la simulation sont :
2- Actions sur la consommation d’énergie indirecte : fertilisation
3- Actions sur la consommation d’énergie indirecte
4- Actions sur la consommation d’énergie directe : en élevage
Il a été proposé de mettre en place des groupes de travail thématiques afin de travailler à la mise en œuvre d’actions.
Les groupes avaient pour thèmes :
Les objectifs des groupes étaient de définir la méthode, les moyens nécessaires pour mobiliser les partenaires dans le cadre du Plan climat énergie territorial (PCET).
L’objectif est d’aboutir à un plan d’actions sur l’agriculture plus précis, d’établir une feuille de route et de les proposer aux partenaires.
Le but du groupe de travail « Puits de carbone » était de travailler sur le suivi des taux de matière organique (MO) dans les sols (des indicateurs). Les sols stockent deux fois plus de carbone que l’atmosphère.
Indicateurs de suivi et d'évaluationAvancement de la réalisation du plan d’actions local.
Résultat : consommation d'énergie et gaz à effet de serreEmissions de CO2 évitées (tCO2/an) : impacts à moyen/ long terme
Economies d’énergie (tep/an) : impacts à moyen/long terme
Cette démarche permettra à terme de définir des actions ciblées et prioritaires, en fonction des spécificités du territoire, afin de réduire les consommations d’énergie et de réduire l’impact environnemental :
Date de réalisation : janvier 2012