Grand Lyon
L’objectif de cette action est de développer la connaissance des Îlots de chaleur sur le territoire de la Communauté Urbaine du Grand Lyon, d’en comprendre les effets et de structurer une stratégie pour répondre aux risques générés.
Définition d’un îlot de chaleur urbain : un îlot de chaleur urbain correspond à une élévation locale de la température de l’air et des surfaces (moyennes et extrêmes) en secteur urbain par rapport à la périphérie rurale. Un îlot de chaleur urbain né d’une conjonction de facteurs relevant à la fois des caractéristiques de la ville (orientation des rues, imperméabilisation des surfaces, albedo moyen…) et de ses activité (sources de chaleur supplémentaires comme les transports, les activités industrielles etc…).
Cette action est donc un travail préparatoire au déploiement à plus long terme de projets de réduction des effets d’îlots de chaleur urbains. Elle est motivée par le risque principal, mis en évidence, d’accroissement de ce phénomène sous contexte de changement climatique.
Projet AMICA : 0.1 ETp sur 3 ans.
Étude des îlots de chaleur : 1.2 ETP sur 4 mois.
Mission Arbre : Non chiffrable pour les mêmes raisons évoquées relativement aux coûts d’investissement.
Partenaires de l'action TechniquesPour le programme AMICA
12 partenaires dont 5 collectivités, pour 5 pays :
Pour les travaux postérieurs au programme AMICA
L’action est essentiellement centrée sur le développement de connaissances, mais également sur l’intégration de la question d’adaptation dans les documents stratégiques qui permettront à terme le déploiement des projets de terrain liés aux îlots de chaleur.
Participation de la Communauté Urbaine du Grand Lyon au projet AMICA
Le programme AMICA (Adaptation and Mitigation, an Integrated Climate policy Approach) est un programme européen Interreg III C. Il vise à identifier de « bonnes » mesures d’adaptation (baisse de la vulnérabilité locale) présentant également un intérêt pour la thématique d’atténuation (réduction des émissions). Ce projet a été mené parallèlement à l’élaboration du PCET de la Communauté Urbaine. Il a participé ainsi à la structuration de la politique climatique lyonnaise (réflexion favorisée par les échanges avec les partenaires et par l’inventaire des mesures locales de lutte contre le changement climatique).
Au sein de ce programme, le Grand Lyon a mené également une étude de vulnérabilité de son territoire au changement climatique.
Le rapport découlant de la réflexion initiée dès 2006 dans le cadre de ce programme fait aujourd’hui office d’avant projet de stratégie d’adaptation du Grand Lyon. Cette première étape a donc préparé, orienté les travaux suivants.
Identification des îlots de chaleur
L’étude de vulnérabilité, évoquée précédemment, ayant mis en évidence les pics de chaleur comme la principale menace parmi les 3 thématiques traitées, le Grand Lyon a décidé, en connaissance de cause, d’axer ses travaux d’adaptation en premier lieu sur cette question. Le souvenir de l’épisode traumatisant de la canicule 2003 a contribué à faire des pics de chaleur et des îlots de chaleur urbains, la thématique prioritairement traitée par la collectivité.
L’action ici est centrée sur le développement d’une méthodologie et d’un outil de modélisation des îlots de chaleur sur le territoire (identification pour l’action).
Premiers pas vers des réponses locales aux îlots de chaleur : le rôle de la végétation intra-urbaine
Parallèlement à la progression de la stratégie adaptation au changement climatique, le Grand Lyon s’est doté d’une « Mission Arbre » qui a pour rôle d’initier plusieurs réflexions sur les principes devant gouverner la gestion des végétaux au sein du territoire.
Toutes les réflexions engagées ont démontré le rôle central de la végétation pour s’adapter aux effets attendus des changements climatiques. Une charte de l’arbre a été rédigée : elle reconnaît le rôle climatique de l’arbre en ville et les impacts potentiels du changement climatique sur ce dernier. Elle ne détermine, pas encore d’actions concrètes sur le terrain, par contre la Mission a déjà identifié les outils utilisables et leurs potentiels dans le cadre d’une stratégie d’adaptation.
Phasage et déroulement de l'action Phase 1 : Juillet 2005 - décembre 2007Participation au projet AMICA (Adaptation and Mitigation, an Integrated Climate policy Approach).
La participation du Grand Lyon au programme AMICA a conduit à la réalisation d’une étude de vulnérabilité du territoire concentrée sur trois thèmes : problématique d’inondations, devenir des ressources en eau, et effets des pics de chaleur.
Elle s’est basée sur des interviews d’experts puis l’analyse de ressources documentaires (rapports INSERM, travaux de l’ONERC, etc.). Cette étude de vulnérabilité a été une étude stratégique permettant de mettre en évidence le risque principal : les pics de chaleur (l’impact sur les ressources en eau et les inondations ne présentent pas de risque accru).
Phase 2 : 2008 à aujourd’huiÉtude sur l’identification des îlots de chaleur urbains et leurs conséquences sanitaires.
L’ex-DDASS du Rhône (compétence dans la lutte contre l’impact sanitaire des vagues de chaleur), et le Grand Lyon (cadre de l’adaptation au changement climatique) ont désiré travailler conjointement à la problématique des îlots de chaleur urbains. En 2008, les deux partenaires ont contribué au développement d’une méthodologie d’identification des îlots de chaleur.
Elle se décompose en trois temps :


A plus long terme ce travail doit permettre à la collectivité de déterminer les zones les plus à risques, de sensibiliser les principaux acteurs (notamment les responsables de l’aménagement du territoire) et de penser les solutions qui pourraient être mises en œuvre à plus longue échéance.
En 2010, le référentiel du Grand Lyon « Conception et gestion des espaces publics » a intégré comme thématique transversale la lutte contre les îlots de chaleur urbains (ICU). Ce document s’attache à qualifier les interventions possibles sur l’espace public pour réduire les ICU et notamment l’impact des matériaux, de la végétation et des surfaces perméables.
Phase 2bis : 2000 (depuis la charte de l’arbre) à 2010Intégration progressive de la question climatique dans les réflexions de la Mission Arbre
Cette phase, en réalité, consiste en une prise en compte progressive de la question d’adaptation au sein d’une politique préexistante de la collectivité (la gestion des végétaux au sein du territoire urbain). Il existe un très fort lien entre cette phase et la phase 2, puisque les progrès de l’un alimentent les réflexions de l’autre et vice-versa.
S’il n’y a pas encore d’action concrète sur le terrain, la « Mission Arbre » a, en revanche ; d’ores et déjà identifié les moyens méthodologiques à disposition et leur utilisation potentielle. Elle s’est donc investie sur 2 travaux :

Pour évaluer l’évolution de la place du végétal en ville, un nouvel indicateur d’adaptation de l’agglomération au changement climatique a été élaboré : il s’agit de la «surface de canopée urbaine », qui représente la surface du territoire urbanisé ombragée en été. En juin 2007, elle représentait 3,36 millions de m².
Une réflexion est en cours pour la définition d’indicateurs sur la maîtrise du risque de création d’ICU, par exemple sur une distance des populations installées aux zones de fraîcheur dans les espaces publics (zones d’eau ou espaces verts).
Participation AMICA : 30 000 €.
Etude des îlots de chaleur : 15 000 €.
Intégration de la question climatique dans la mission Arbre : cet aspect est difficilement séparable de la mission globale et ne peut donc être chiffré.
Difficulté de transformer les études et réflexions en actions concrètes sur le terrain (utilisation réelle du travail accompli)
adaptation_changement_climatique_grand_lyon_2009.pdf
charte_de_l_arbre_du_grand_lyon.pdf
Date de réalisation : avril 2011