Pays Seine-et-Tilles en Bourgogne
Un poste à temps plein pour l’animation de la charte forestière .
Un agent technique à mi-temps (livraison de la plateforme et maintenance).
TechniquesUn bureau d’études pour assurer le suivi de l’ensemble des chantiers des 7 chaufferies (de l’étude de faisabilité à la réalisation de la chaufferie).
Entreprise d’insertion pour le bucheronnage des bois.
Entreprise de broyage.
Partenaires de l'action TechniquesAvec la moitié de son territoire couvert par des massifs forestiers domaniaux et des bois communaux, la Communauté de communes Pays de Saint-Seine a décidé de mener une réflexion importante sur la mise en œuvre d’une filière bois-énergie locale, destinée à alimenter les bâtiments publics de ses communes membres.
Avec 18 000 ha de forêts, en grande majorité des taillis sous futaie sous-exploités, le gisement en bois de chauffage représente une réelle opportunité pour le territoire de développer une source d’énergie apportant une réponse concrète, locale et durable à l’augmentation inévitable du prix des énergies fossiles.
L’opportunité de valoriser les massifs forestiers de la Communauté de communes, à travers le développement d’une filière bois-énergie, a été particulièrement favorisée par le lancement d’une charte forestière de territoire en 2006, au sein de laquelle un groupe de travail « bois énergie » a été créé pour initier la réflexion.
Cette réflexion a débuté avec la volonté des élus des communes du territoire de se soustraire aux fluctuations du prix du fioul qui était l’énergie fossile communément adoptée pour chauffer les bâtiments publics. De plus, les élus souhaitaient que les dépenses liées au chauffage profitent de façon locale aux acteurs économiques du territoire (agriculteurs, propriétaires forestiers, entreprises locales…).
Afin d’envisager la structuration d’une filière bois qui soit locale et totalement maîtrisée par les collectivités du territoire, la Communauté de communes a tout d’abord fait réaliser une étude de faisabilité afin de répondre aux interrogations soulevées par une éventuelle surexploitation des bois communaux ainsi qu’une éventuelle dégradation des paysages forestiers régionaux mais également afin de s’assurer que la sécurité de l’approvisionnement soit bien respectée.
Cette étude de faisabilité a été menée afin de simuler l’impact, sur le gisement, de l’implantation de chaufferies bois sur le territoire. L’étude s’est avérée concluante puisqu’elle a montré que l’exploitation de seulement 1/10e du gisement disponible sur les bois communaux était suffisante pour pérenniser la ressource de façon durable. De plus, l’étude de faisabilité a également permis de déterminer la consommation de fioul en dessous de laquelle la réalisation d’une chaufferie bois n’est pas rentable.
Enfin, l’étude de faisabilité a déterminé que, parmi les différentes techniques envisagées (bois déchiqueté, granulés, sciure, etc.), le bois déchiqueté était la solution la plus rentable pour un chauffage collectif ,et d’autre part, qu’elle était la plus facile à maîtriser du point de vue de l’autonomie énergétique.

Une fois les études de faisabilité économique et technique réalisées et une fois résolues les questions sur la sécurité de l’approvisionnement, la Communauté de communes a lancé en 2008 trois opérations qui ont été menées de front :
Fin 2009, sept chaufferies bois équipent le territoire et sont gérées par la Communauté de communes qui en assure la gestion, le fonctionnement, l’entretien et la revente de chaleur aux communes. Cette vente d’énergie prend la forme d’un abonnement qui couvre les charges fixes d’investissement et le coût à la consommation représenté par l’achat des plaquettes.


La
Communauté de communes assure ainsi la maîtrise totale de sa filière bois. Elle achète aux communes de son territoire le bois bucheronné par une entreprise d’insertion puis ce bois est ensuite broyé sur place par une entreprise locale. Enfin, les plaquettes produites sont transportées, à l’aide d’un tracteur-benne, jusqu’à la plateforme de stockage collectif d’une capacité de 1000 tonnes où elles seront séchées pendant 4 mois. Les plaquettes sont ensuite distribuées aux chaufferies en fonction des besoins des communes et la facturation se fait en fonction du poids de plaquettes livrées.
La Communauté de communes étudie actuellement l’opportunité de réaliser deux nouvelles chaufferies sur son territoire et mène une réflexion pour faire évoluer la plateforme de stockage, afin que celle-ci puisse répondre aux demandes d’autres collectivités vis-à-vis d’une énergie bois dont la demande s’accroît.
Phasage et déroulement de l'action Phase 1 : 2004Début de la réflexion par les élus. Phase d’information et visites de chaufferies bois.
Phase 1 : 2006Lancement d’une charte forestière dotée d’un groupe de réflexion « Bois énergie »
Lancement de l’étude de faisabilité sur la ressource en bois.
Elaboration de fiches actions suite aux travaux des groupes de travail de la charte.
Phase 2 : 2007 – 2008Etude faisabilité d’une plateforme de stockage de 1000 tonnes de plaquettes forestières.
Phase 3 : 2008 – 2009Mise en place de chantiers test sur les phases d’exploitation, de broyage et de stockage.
Démarrage de la construction des premières chaufferies.
Phase 4 : janvier 2009 à novembre 2009Mise en route de 7 chaufferies bois.
Extension de la charte forestière aux 3 autres Communautés de communes du Pays Seine-et-Tilles.
Phase 5 : 2010Réflexion au sein de la charte de l’extension et de l’organisation de la filière bois énergie aux 3 autres Communautés de communes du Pays.
Rédaction des fiches actions et mise en œuvre des actions.
Indicateurs de suivi et d'évaluationDes compteurs de calories sont installés en sortie de chaufferie et à l’entrée des bâtiments.
Résultat : consommation d'énergie et gaz à effet de serre
Date de réalisation : septembre 2010